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Écrit par : Sébastien Falter

Une idée qui naît à Londres
ELO, un nouveau studio installé à Londres et dirigé par Roald van Buuren et Wouter Sleijffers vient d’être lancé. Ce groupe se consacre entièrement à replacer les communautés au centre des projets vidéoludiques. Le travail consiste à accompagner les créateurs et les éditeurs dès les premières étapes d’un projet afin de construire une relation forte avec les groupes de passionnés et à maintenir cette dynamique après la mise sur le marché du jeu.
Une campagne pour rappeler l’essentiel
Avec le lancement de la campagne #PowerToTheGamer, un message clair est porté. Ce message met en lumière l’idée que les échanges autour d’un jeu doivent exister avant sa sortie, pendant son lancement et bien après. Derrière cette initiative, trois idées guident l’action du studio. Soutenir les communautés déjà présentes, en faire naître de nouvelles et investir dans leur développement pour les accompagner dans le temps.
Un espace qui remplace les anciens liens
Roald van Buuren évoque un besoin humain qui reste constant. Il affirme que « les humains ont toujours cherché à créer des liens forts et à se sentir à leur place ». Il note aussi que « les formes classiques de rassemblement disparaissent petit à petit, alors que les jeux sont devenus le nouvel endroit où se partager des moments et fabriquer des souvenirs ». Pour lui, trop souvent, les studios se concentrent uniquement sur la production du jeu, en laissant de côté ce qui peut lier les gens autour de ce contenu. Il précise que la mission d’ELO est de représenter cette voix qui manque parfois, tout en laissant les développeurs poursuivre leur travail sans pression supplémentaire.
Une année d’échanges à l’écart du public
Avant d’être dévoilé, ELO a passé douze mois à écouter. Durant cette période, de nombreux échanges ont été menés avec des acteurs du secteur. Le but était d’identifier les problèmes fréquents rencontrés par ceux qui conçoivent ou distribuent des jeux. Ce travail de fond a permis de mieux comprendre comment certains projets ne parviennent pas à faire naître une communauté durable. L’équipe se dit prête à transmettre ce savoir pour donner aux futurs titres une base solide sur laquelle se construire.
Une tendance mise en lumière
Wouter Sleijffers remarque que dans les discussions récentes, un constat revient souvent. Il indique que « l’implication de la communauté, du début à la fin, est devenue secondaire ». Selon lui, cela s’explique par plusieurs choses comme la pression extérieure ou le manque de ressources internes. ELO veut répondre à ce manque en apportant une solution capable de traiter les besoins des groupes de passionnés avec autant de soin que ceux liés au jeu lui-même.
Source : ELO