Souvenez-vous d’avril 2017, ce moment où Aaero a débarqué dans nos vies. Ce n’était pas un simple jeu : c’était un mélange inattendu entre jeu de rythme et tir, deux genres qui n’ont pas souvent l’occasion de se croiser. Lors de sa sortie, le jeu a marqué les esprits, attirant à lui une foule de joueurs et récoltant un joli 92% d’avis positifs sur Steam. Un succès critique pour un mélange audacieux ! En 2024, le studio Mad Fellows remet le couvert avec Aaero2. Et après avoir testé la bête, je vous le dis : attendez-vous à retrouver rapidement vos repères si vous aviez parcouru le premier épisode. Dépaysement limité au programme, donc, mais ça n’est peut-être pas une mauvaise chose.
Un jeu pour réveiller les réflexes

Pour être honnête, Aaero2 n’a pas l’intention de réinventer la roue. Si vous avez joué au premier, vos vieux réflexes vont revenir naturellement. L’objectif reste de suivre les bandes lumineuses sur les côtés des niveaux pour activer la musique en cours et recharger son énergie. Mais attention, car un faux pas ici n’est pas sans conséquences : si vous manquez trop de ces fameuses bandes, c’est le game over assuré. Entre deux phases musicales, des scènes de tir viennent relancer l’action : il faudra alors gérer votre cadence de tir, entre tirs rapides et une option de tir plus puissante. Cette dernière est plus compliquée à exécuter : il faut appuyer sur le bouton au bon moment, avec un timing bien précis. Entre tirs ennemis, obstacles et jauge de tir, cela devient vite intense et demande une certaine concentration. Autant dire que la pression monte rapidement.
Du réchauffé bien assumé

Si Aaero2 a bien des qualités, côté visuel, il reste assez proche de son prédécesseur. Quelques effets de lumière supplémentaires, peut-être, mais ne vous attendez pas à une révolution. L’ambiance graphique reste dans la même veine, avec un style qui fait la part belle aux environnements stylisés. Cela dit, il est toujours agréable de se laisser porter par les décors et de découvrir ce que chaque niveau nous réserve. Les transitions entre les couloirs étroits et les grands espaces ouverts sont particulièrement bien orchestrées, donnant un effet de contraste assez saisissant. On passe des passages serrés où l’on retient son souffle à des zones bien plus aérées où, pour un instant, on peut se dire : “Ah, je vais pouvoir respirer”. Mais attention, la tranquillité ne dure jamais bien longtemps !
La bande-son de Aaero2 mérite qu’on s’y attarde un peu, car elle est au cœur de l’expérience. En effet, cette suite mise tout sur le dubstep. Beaucoup de dubstep. Alors, si ce genre musical vous met en joie, vous allez être servis ! Mais pour les autres, attention : l’overdose est vite là. Personnellement, je n’ai rien contre un peu de dubstep en voiture par exemple, mais ici, on frôle un peu la saturation. Le choix musical est assumé et donne son identité au jeu, mais on ne peut s’empêcher de se dire qu’un peu de variété n’aurait pas été de trop. D’ailleurs, quand on tombe enfin sur un niveau qui sort un peu du registre dubstep, c’est presque un soulagement. La trêve est de courte durée, car le niveau suivant nous replonge dans cet univers électronique. Après tout, c’est un choix de style, mais pas sans conséquence pour les oreilles.
Une rejouabilité qui tient la route

Hormis ce déluge de dubstep et le système de tir chargé qui peut être compliqué à maîtriser, Aaero2 ne présente pas de gros défauts. Le nombre de niveaux est appréciable, même si on pourrait espérer un peu plus de variété dans leur conception. La rejouabilité est au rendez-vous, grâce à la possibilité de refaire les niveaux pour améliorer son score et grimper dans le classement mondial. À ce propos, il est bon de noter que ce classement pourrait ne pas être cross-plateforme, mais cela n’enlève rien au plaisir de progresser et de se challenger.
Pour les amateurs de rythme, de tir et de dubstep

Pour ceux qui avaient déjà accroché au premier Aaero, cette suite devrait faire mouche. Les amateurs de dubstep vont probablement trouver leur bonheur ici, avec des niveaux taillés sur mesure pour eux. Par contre, si ce genre musical ne vous séduit pas, l’expérience pourrait bien vous paraître répétitive et difficile à apprécier. Pour ma part, n’ayant pas testé le premier opus dans son intégralité, Aaero2 m’a rappelé quelques bons souvenirs du jeu Rez (une comparaison qui, dans mon cas, est plutôt un bon point). À un peu moins de 15€, si ce style de jeu vous intrigue, laissez-vous tenter. Et si le succès est au rendez-vous, il est presque certain que des DLC avec de nouveaux niveaux viendront bientôt étoffer l’aventure.
Merci à l’éditeur de nous avoir fourni le jeu.