Crime Opera: The Caterpillar Candids

Temps de lecture estimé: 5 minutes

Bande-annonce de Crime Opera: The Caterpillar Candids

Les visual novels, c’est un genre à part. On y croise autant de petites histoires bricolées par des amateurs que des titres devenus cultes comme Doki Doki Literature Club! ou Ace Attorney (oui oui, ça compte aussi). Parmi cette jungle narrative, la licence Crime Opera fait son petit bonhomme de chemin avec déjà trois épisodes au compteur. Aujourd’hui, on s’arrête sur The Caterpillar Candids. Mais que cache vraiment ce titre au nom de chenille ? C’est ce qu’on va essayer de comprendre.

Une histoire en plusieurs morceaux

Crime Opera: The Caterpillar Candids
Crime Opera: The Caterpillar Candids – Crédit image © Reboot Game

Crime Opera: The Caterpillar Candids joue la carte de l’épisode particulier. Ici, pas de récit linéaire mais trois actes bien distincts. Le premier, A Day in the Strife, met en lumière Terry Childers, personnage secondaire du premier épisode The Butterfly Effect, sorti en 2019. Le deuxième acte, Recollections, se concentre sur Molly et Alice, qui se remémorent ce qu’elles ont vécu dans The Butterfly Effect. Une sorte de flashback interactif qui permet de recoller quelques morceaux. Enfin, Aftermath fait office d’épilogue direct au premier jeu. Autant vous dire que si vous n’avez jamais touché à The Butterfly Effect, ce dernier acte risque de vous laisser sur le carreau. Pour autant, A Day in the Strife et Recollections restent plus accessibles, même si vous risquez de manquer quelques références. Si vous voulez vraiment profiter à fond de la saga, mieux vaut commencer par le début. Mais bon, si vous aimez sauter des étapes, The Caterpillar Candids peut aussi servir d’introduction à l’univers, puisqu’il fait office de préambule pour Crime Opera 2. Une histoire de famille, mais pas vraiment celle qu’on aimerait présenter au repas du dimanche.

Des images pour accompagner le crime

Crime Opera: The Caterpillar Candids
Crime Opera: The Caterpillar Candids – Crédit image © Reboot Game

Côté visuel, le jeu s’en sort plutôt bien. Les personnages sont dessinés avec soin, tout comme les décors. Les musiques, élément crucial dans ce genre de jeu, accompagnent parfaitement l’action, que ce soit pour souligner une tension dramatique ou installer une ambiance plus paisible. En revanche, les bruitages se font discrets, mais ce n’est pas si étonnant pour un visual novel. On s’en accommode vite.

Quand l’image joue à cache-cache

Crime Opera: The Caterpillar Candids
Crime Opera: The Caterpillar Candids – Crédit image © Reboot Game

Tout n’est pas rose dans l’univers du crime organisé. Certains petits détails viennent gripper la machine. Par exemple, il arrive que les personnages soient mal proportionnés à l’écran. On se retrouve parfois avec un protagoniste bien cadré et un autre qui dépasse à peine du bas de l’écran. On ne sait pas si c’est voulu ou si quelqu’un a oublié de vérifier la mise en page, mais ça donne des scènes un peu bancales. Autre choix discutable : le texte directement incrusté sur l’image, sans boîte de dialogue. Ça casse un peu l’immersion. Et puis il y a la durée de vie… Trois actes bouclés en moins d’une heure, c’est rapide. Certes, le prix reste très bas (2,99€), mais on aurait aimé en voir un peu plus.

Un petit détour par la mafia, ça vous tente ?

Crime Opera: The Caterpillar Candids
Crime Opera: The Caterpillar Candids – Crédit image © Reboot Game

Si vous connaissez déjà Crime Opera, The Caterpillar Candids vous donnera quelques clés supplémentaires sur l’univers et ses personnages. Si vous débarquez, mieux vaut commencer par The Butterfly Effect pour ne rien rater. Cela dit, vous pouvez tenter l’aventure directement avec cet épisode, à condition de bien suivre les conversations et de reconstituer le puzzle par vous-même. Pour 2,99€, le risque est limité, surtout si vous avez prévu de poursuivre avec Crime Opera 2. Une précision avant de vous lancer : le jeu est uniquement disponible en anglais. Donc si Shakespeare vous donne des boutons, passez votre chemin ou sortez le dictionnaire.

Merci à l’éditeur de nous avoir fourni le jeu.

Le testeur aime:

  • Trois actes distincts qui approfondissent l'univers de The Butterfly Effect
  • Deux actes sur trois peuvent se jouer sans connaître toute la saga
  • Dessins des personnages et décors réussis
  • Musiques adaptées aux différentes ambiances
  • Prix très abordable (2,99€)

Le testeur n'aime pas:

  • Moins d'une heure pour boucler l'ensemble
  • Personnages parfois mal proportionnés à l'écran
  • Texte incrusté sans boîte de dialogue qui casse un peu l'immersion
  • Uniquement disponible en anglais
6.8

Honnête

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