Si vous aviez le pouvoir de changer le passé, que feriez-vous ? Éviteriez-vous vos expériences douloureuses ? Ou vous plongeriez-vous dans les autres possibilités qui auraient pu se présenter si les choses s’étaient passées différemment?
Ruptures du quatrième mur

Notre protagoniste, Bruno Gallagher, est un type normal avec une vie normale, jusqu’à ce qu’il devienne un témoin clé dans une affaire de meurtre. Lors de son témoignage, il se rend compte qu’il a été doté d’un étrange pouvoir : la capacité de modifier la réalité en changeant les souvenirs. Qu’il s’agisse d’amener un ami complètement inventé à se manifester dans la réalité ou d’éliminer les objets physiques qui bloquent son chemin, il n’y a apparemment aucune limite à ce qu’il peut faire.
Sauf que ce n’est pas Bruno qui fait ça, mais vous. Votre existence en tant qu’entité d’un autre monde est reconnue dans le jeu, ce qui conduit à un certain nombre de ruptures du quatrième mur vraiment brillantes. Ces reconnaissances du joueur sont livrées d’une manière sérieuse et presque effrayante plutôt que comme une méthode de divertissement et il est vraiment fascinant de regarder l’histoire se dérouler tout en jouant un rôle si important.
Si RE:CALL s’inscrit dans le genre du roman visuel, il ne s’agit en aucun cas d’une simple expérience de lecture de texte. Chaque chapitre de ce bijou indépendant vous propose une énigme (ou une série d’énigmes) à résoudre en utilisant vos pouvoirs de manipulation de la réalité. Pendant que Bruno parle à travers ses souvenirs dans le présent, vous pouvez vous promener et les explorer à votre guise, parler aux personnes qui s’y trouvent et recueillir plus d’informations pour alimenter l’histoire.
Un jeu à choix ?

Vous aurez souvent le choix de la façon de vous souvenir de quelque chose, mais ne vous méprenez pas: il y a toujours une réponse correcte que vous devez choisir pour progresser. Bien que vous puissiez explorer différentes issues en choisissant d’autres réponses, vous serez finalement obligé de répondre d’une manière spécifique. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais il ne faut pas confondre cet aspect de résolution d’énigmes avec un jeu où les décisions comptent et où vos choix ont des conséquences durables.
Aucune des énigmes n’est excessivement difficile. On peut voir la solution de certaines d’entre elles avant que le jeu ne vous permette de les résoudre. Malgré tout, elles sont toutes stimulantes.
Histoire intrigante

Quant à l’histoire elle-même, elle est vraiment intrigante, mais je ne m’y attarderai pas plus que je ne l’ai déjà fait pour éviter les spoilers. Tous les personnages sont très bien écrits, chacun ayant une personnalité distincte et mémorable pendant les six à sept heures que dure le jeu.
Visuellement, RE:CALL est un régal. Les superbes portraits des personnages en pixel art ressortent magnifiquement à l’écran et contribuent à donner encore plus de personnalité aux personnages. Le monde rétro du jeu adopte certes une approche artistique simple, mais il est toujours aussi beau et les sprites de l’univers sont vraiment très mignons.
Un jeu casi parfait

RE:CALL est un jeu vraiment agréable. Son mécanisme de jeu de confrontation avec la réalité est distinctif et présenté de différentes manières tout au long des chapitres, de sorte qu’il n’est jamais ennuyeux et certains des personnages ont une profondeur surprenante. Il y a aussi des messages vraiment émouvants sur la façon de grandir à partir d’expériences négatives. Ce n’est peut-être pas l’un des titres les plus attendus de 2023, mais vous ne devriez pas passer à côté.
Merci à l’éditeur de nous avoir fourni le jeu.